José María Yturralde

(Espagne, 1942)

José María Yturralde intègre le Centre de Calcul de l’Université de Madrid (CCUM) dès 1968, où il réalise ses premiers travaux d’art computationnel aux côtés d’ingénieurs, architectes, artistes, informaticiens, avant de rejoindre le Center for Advanced Visual Studies du MIT, entre 1974 et 1978. Ces deux expériences le prédisposent à l’usage conjoint des arts et des sciences qui se poursuit jusque dans ses recherches picturales les plus récentes. Dès la fin des années 1960, il s’intéresse aux géométries multidimensionnelles et se penche sur les limites de l’espace pictural. Conscient de l’importance du succès de l’informatique et des sciences de l’information, l’artiste utilise des données scientifiques qu’il fait résonné avec des formes plastiques, comme dans la série Figures impossibles. Il conçoit des structures géométriques qui viennent perturber notre expérience sensorielle et questionnent notre perception de l’espace fondée sur les plans verticaux et horizontaux, et contrainte par la gravité. Yturralde s’appuie sur une construction mentale de la réalité, qu’il expérimente en 3D à travers ses structures volantes et sa pratique du Sky Art dès 1978. Il y explore l’idée du paysage réel et de l’environnement en considérant les apports du Land Art, tout en associant l’idée d’une géométrie essentielle à cette notion d’espace naturel.


Les recherches menées par José María Yturralde au Centre de Calcul de l’Université de Madrid (CCUM) à partir de 1968 nourrissent le travail de l’artiste en l’orientant vers un art qui explore le langage computationnel. Il travaille alors sur l’espace bidimensionnel et tridimensionnel avant de s’intéresser à la possibilité d’une quatrième dimension. Yturralde associe ses questionnements sur l’espace, la courbure de l’espace-temps et la gravité, à des formes géométriques primaires, issues de ses recherches en art optique et cinétique. Les Figures impossibles qu’il conçoit dès le début des années 1970, et qui font se côtoyer art et science, sont reproduites sur deux des drapeaux de la rue Jeanne-d’Arc. Les recherches de l’artiste sur l’espace, l’infini et le sublime se retrouvent dans sa production la plus récente. Avec la série Enzo, l’artiste travaille sur le cercle comme forme absolue de l’infini, tout en jouant sur la couleur et la lumière comme révélateurs de l’espace.

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