Mathias Goeritz

(Allemagne-Mexique, 1915-1990)

Première édition de la Biennale d’Architecture d’Orléans – Frac Centre – Val de Loire

Originaire de Pologne, Mathias Goeritz obtient un doctorat en philosophie et histoire de l’art à Berlin en 1937. Différents voyages en Europe l’imprègnent dans sa jeunesse du langage des avantgardes, de Dada au surréalisme et de l’expressionnisme au Bauhaus. En 1940, il s’installe au Maroc puis en Espagne (1945) où il fondera l’école d’Altamira en 1948. En 1949, il s’installe au Mexique qu’il ne quittera plus. Entre sculpture et architecture, peinture et poésie, philosophie et critique des courants esthétiques de son temps, Goeritz fonde l’expérience esthétique sur la nécessité d’une « élévation spirituelle ». Celleci sera théorisée en 1952 par le « Manifeste de l’architecture émotionnelle », l’un des premiers textes appelant à un dépassement fondamental des préceptes fonctionnalistes. Le Musée Expérimental ECO (1953), les Tours de la Cité Satellite, 1957 (collaboration Luis Barragán et Mario Pani), La Ruta de la Amistad [La Route de L’Amitié] (réunissant à l’occasion des J.O de 1968 vingt sculpteurs internationaux pour concevoir un parcours de sculptures à l’échelle de la ville), ou l’Espacio Escultorico (pour le campus universitaire de Mexico, 1978-1981), restent les projets « d’architecture-sculpture » parmi les plus célèbres d’Amérique Latine.

partager sur Facebook ou Twitter