Pierre Bernard

(France, 1951-2013)

Architecte-urbaniste et sculpteur, Pierre Bernard a eu une pratique systématique du crochet. Il a développé une réflexion autour des dynamiques urbaines et de la morphogenèse dont les lois déterminent les formes et les structures organiques. L’installation présentée au théâtre d’Orléans suspend plusieurs centaines de sculptures de coton cordé qu’il crochetait lorsqu’il était dans les transports communs. Il précise : « l’origine de mes sculptures au crochet date d’une trentaine d’années. C’est un moyen que j’ai choisi pour mener une recherche sur les formes : essayer de comprendre « de l’intérieur » l’ondulation d’une feuille de houx, la règle de croissance de la coquille d’escargot, la structure d’une oreille… Les mailles qui se suivent, sont pour moi comme un chapelet que l’on égraine ; ce sont des parcelles de temps qui prennent corps. C’est un travail sur la limite, sur le bord : dans le même temps se constituent un intérieur et un extérieur. C’est aussi une manière de générer des formes complexes avec un fil continu, à partir d’une même maille simple, et avec deux seules modulations, doubler ou sauter une maille. Ces topologies molles peuvent prendre une infinité de postures, mais elles ont aussi des états stables, et une forme idéale ».

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