Thomas Raynaud

(France, 1976)

Après sa formation à Paris et à Hong-Kong, Thomas Raynaud aborde, au sein de son agence fondée en 2007, la question d e l ’archite cture comme manifestation permanente d’un acte de séparation. Il s’intéresse pour la Biennale à Pirou-Plage, petite station balnéaire sur la côte ouest du Cotentin. La piscine d’eau de mer de Pirou-Plage, fait partie de ces constructions qui attisent l’attrait de ceux qui chercheraient encore une définition plus fondamentale, plus anonyme aussi… Située à une centaine de mètres du littoral, elle est constituée de deux bassins qui se remplissent et disparaissent avec les marées. Deux rectangles de béton, des marches, des échelles, deux fanions qui en signalent la présence à marée haute : On pensait parler d’une simple piscine, on se retrouve avec moins encore – « une retenue d’eau ». Ni vraiment une piscine ni vraiment rien. Un mur de béton ancré dans le sable, ancré dans les marées, installé dans la mer. À la fois au large, et au bord. Une partition simple. À l’intérieur un espace changeant, à la fois signe et monument. À la fois flaque et piscine. À l’extérieur le monde, la mer, les marées, les usages, les drapeaux, le délire et la noyade possible. En un mot ce que l’on continue d’appeler le dehors, l’extérieur.

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